Dalibougou



28 février 2014

Sabah, étudiante en communication, stagiaire 2 mois à Dalibougou.

Étudiante en école de communication, j'avais l'obligation d'effectuer un stage. 
Mon choix s'est porté sur Siniya-ton car j'avais été touchée par l'action menée par cette association après avoir vu un reportage sur Canal+ et qu'une autre étudiante m'en ait parlé.

J'ai toujours eu  cette envie de voyager, de découvrir d’autres cultures 
et si possible d' apporter un peu de mon aide.
Je suis donc partie à Bamako pour un peu moins de deux mois: dépaysement garanti. 
J’étais logée à Dalibougou (dans l'une des chambres d’hôtes de l'association).

À mon arrivée à Bamako, j’ai été accueillie par Mamadou Touré, le président, et par la jolie Astan. 
Cette fillette m’a beaucoup apporté, elle m’a appris que le langage n’est pas une barrière faite de mot, qu’il va au-delà de ça, qu’un regard ou un sourire sincère vaut mieux qu’une phrase pour se comprendre. 
Les jours de blues, de mal du pays, elle me rendait le sourire par sa seule présence. 
Les enfants ont ce merveilleux pouvoir : ils vous insufflent leur énergie. Chaque instant que vous passez avec les enfants est précieux, car il suffit seulement de les regarder jouer, de leur montrer que vous êtes à leurs côtés, que votre attention est portée sur eux, pour égayer votre journée. 
J’ai su apprécier chaque moment à leurs côtés, le bonheur se trouve dans les choses simples dit-on



Mon stage sur place consistait à assister les éducateurs qui encadrent les enfants au sein des différentes maisons. Je donnais des cours de soutien scolaire à quelques élèves et j’apportais mon aide à Kassim, l’instituteur. 
Mes cours concernaient essentiellement le français. 
Nous avons pu installer une certaine complicité avec les enfants. La proximité, partager leur quotidien permet de nouer des liens.  
J'ai aussi aidé Élisabeth Forveille (psychologue française bénévole) lors d'ateliers avec les enfants en grande difficulté scolaire. 
Élisabeth anime l'atelier 
Nous organisions des ateliers de modelage avec les enfants. C’était un sacré « boucan », notre atelier avait son petit succès auprès des enfants, il se déroulait dans la bonne humeur. 

Je me souviens particulièrement d’un atelier ou nous avions construit un marché avec lequel nous avons joué. Les enfants nous ont épatés,. Ils jouent à la perfection et s’avèrent être de très bons commerçants.

J'ai été et je demeure en admiration face au travail effectué  par toute l’équipe éducative, mais surtout devant celui du président Mamadou, cet homme qui vit, respire pour ses enfants, qui leur porte à chacun amour et bienveillance, cet homme qui force le respect et l'humilité de par son engagement sans faille. 

J'ai eu de grands moments de bonheur : passer du temps avec ces enfants est un pur délice.
J'ai beaucoup appris sur moi, sur les autres. Ce n'est  pas toujours évident d’être dans une culture aussi différente de la sienne, mais cela reste bénéfique. 
J'y ai appris la patience, une qualité loin d’être innée chez moi.  
C'est l’expérience la plus enrichissante de ma vie. Une expérience inoubliable, hors du commun.

Je ne pense pas que cet article rende justice à la réalité de Dalibougou et au travail fourni par tout ce beau monde pour ses enfants. Le mieux c'est encore d'y aller par vous-même.

Il fait vraiment bon vivre à Dalibougou !

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